Les 5 incontournables pour bien allaiter bébé

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Si cela est possible, il est important d’allaiter son bébé parce que le lait maternel est le meilleure allié de votre nourrisson … après vous. Nombre d’études ont démontré qu’allaiter son bébé est ce qu’il y a de meilleur pour son développement physique mais aussi mental.

Allaiter, un incontournable ? Les bienfaits du lait maternel

Il semblerait que les bébés allaités ont moins d’otites, de diarrhées, d’éruptions cutanées, d’allergies, que les bébés nourris au lait artificiel. Le lait maternel protégerait également des maladies respiratoires. Selon une étude effectuée au Danemark, « les personnes qui ont été nourries au sein pendant les sept à neuf premiers mois de leur vie auraient un Q.I. plus élevé que ceux qui ont été allaités pendant deux semaines ou moins ». « En plus de fournir au bébé des anticorps contre la diarrhée, les otites et les allergies, le lait maternel peut également protéger du cancer », déclare le magazine Parents. Enfin, le lait produit par le corps de la maman comble les besoins nutritionnels précis de votre bébé, favorisant une bonne croissance. La nature est bien faite !

Outre qu’elles coûtent cher, les préparations lactées sont souvent diluées plus qu’il ne faut dans de l’eau parfois impropre à la consommation de bébé (voire non potable dans les populations défavorisées) et données aux enfants dans des biberons pas toujours stérilisés. Dans les populations défavorisées, la différence est si importante qu’on estime à un million le nombre de jeunes vies qui pourraient être sauvées chaque année dans le monde si les mères revenaient exclusivement à l’allaitement maternel durant les quatre à six premiers mois. Ainsi, selon l’Académie américaine de pédiatrie, un enfant devrait idéalement être nourri au sein pendant six mois et, si possible, pendant un an ou plus.

C’est à juste titre que l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) déclare: « [Le lait maternel] est la meilleure nourriture qui soit pour un enfant. Tous les produits de remplacement, dont le lait de vache, le lait en poudre et les bouillies de céréales, sont inférieurs. » « Pour ainsi dire toutes les mères peuvent allaiter leur bébé », affirme le Fonds des Nations Unies pour l’enfance. Mais l’allaitement maternel, bien que naturel, n’est pas instinctif ; il vous faut en apprendre la technique. Sans doute plusieurs jours, voire quelques semaines, vous seront nécessaires, à vous et à votre bébé, pour rendre cette habitude agréable.

Les incontournables pour bien allaiter son bébé

1-     Opter pour le lait maternel, c’est bon pour bébé, mais aussi pour maman

L’allaitement maternel vous sera profitable, à vous aussi. Il n’y a pas de biberons à laver ou à stériliser et pas d’allées et venues nocturnes entre la cuisine et la chambre pour préparer le repas de votre bébé. L’allaitement vous apportera également des bienfaits sur le plan physique puisqu’il facilitera la perte du poids pris pendant la grossesse et aidera votre utérus à revenir à sa taille normale. Selon la revue U.S.News & World Report, une étude menée auprès de 150 000 femmes dans 30 pays a révélé que « le risque d’être victime d’un cancer du sein décroît de 4,3 % pour chaque douze mois d’allaitement ». Il réduit aussi les risques de cancer des ovaires. Les dernières découvertes confirment que le lait maternel est meilleur que le lait maternisé parce qu’il favorise chez l’enfant l’acceptation d’aliments nouveaux et qu’il lui apprend « quels aliments sont sans danger, ce qui rappelle aux femmes enceintes et à celles qui allaitent l’importance d’un régime sain ».

Pensez également que l’allaitement – quand il est bien fait – est un moment agréable tant pour la mère que pour l’enfant. L’alimentation, l’échange verbal, le contact de la peau, la chaleur physique, l’échange de regards, tout cela favorise l’apparition d’un solide lien d’amour entre la mère et l’enfant.

2-     Entretenir sa santé

Durant et après la grossesse, il est important de se reposer et de manger suffisamment. La mère doit donc, tout au long de la grossesse et de la période d’allaitement, manger une nourriture équilibrée et variée. Pour cela, mangez des protéines de bonne qualité et des corps gras variés. A chaque repas, consommez un produit laitier : lait, yaourt ou fromage. Côté boissons, évitez absolument l’alcool, le café ou le thé. Privilégiez plutôt l’eau, soit 1,5 à 2 litres par jour. N’hésitez pas à boire l’eau du robinet et à alterner les marques d’eaux minérales afin de varier les apports.

Il est également important de prendre soin de ses seins. Pendant les derniers mois de la grossesse, lorsque vous prenez votre bain ou votre douche, n’appliquez pas de savon sur vos seins. Les glandes de l’aréole (cercle foncé qui entoure le mamelon) sécrètent un lubrifiant antibactérien qui maintient les mamelons humides et protège de l’infection. Le savon peut dessécher les mamelons et enlever ou neutraliser le lubrifiant. Chouchoutez vos seins avec une crème la plus neutre possible, sans principe actif. Peu coûteuse, l’huile d’olive est une excellente alternative. Si vos seins se dessèchent ou vous démangent, vous pouvez y appliquer une crème ou une lotion lénitive ;  mais évitez d’en mettre sur les mamelons ou sur les aréoles. Les massages sont une bonne manière de préparer ses seins avant que l’enfant ne tête. Massez doucement votre poitrine avec un produit hydratant au moins une fois par jour. Joignez l’utile à l’agréable : n’hésitez pas à mettre votre compagnon à contribution ! Si vos seins sont douloureux en revanche, ne vous forcez pas. Lors des dernières semaines de la grossesse, il se peut que vous voyiez quelques gouttes s’écouler de votre mamelon : c’est le colostrum, le meilleur du lait maternel.

La taille et la forme du sein importent peu, mais un bébé ne peut saisir un mamelon retourné ou plat. Examinez-vous donc en pressant doucement derrière chaque mamelon avec votre pouce et votre index pour vous assurer qu’il ressort. Si ce n’est pas le cas, parlez-en à votre médecin. Il vous recommandera peut-être le port d’une coquille de sein durant la grossesse ou entre les allaitements. Les coquilles atténuent souvent le problème. Pendant la période où vous allez donner le sein, il est indispensable de porter un soutien-gorge d’allaitement. Ils sont pratiques et permettent le soutien de vos seins qui ont un poids inhabituel. Mais attention à ce qu’il ne soit pas trop serré pour ne pas gêner l’écoulement du lait quand vous allez donner le sein à bébé.

3-     Programmer la tétée à bébé lentement et progressivement

Il est bon pour vous de commencer à allaiter votre bébé dans l’heure qui suit la naissance. On pourrait penser qu’immédiatement après le travail, la mère et le bébé sont trop fatigués pour s’accueillir mutuellement ; mais la mère est généralement revigorée en cette circonstance et, après avoir pris quelques minutes pour s’adapter à son nouveau milieu, bébé recherche ardemment le réconfort du sein.

Les jeunes mamans fournissent à leur nouveau-né une substance jaunâtre ou claire appelée colostrum. Cet “or liquide” est extrêmement bénéfique pour le bébé. Il contient des composants qui combattent les bactéries pathogènes. Il est également riche en protéines et pauvre en sucres et en graisses, ce qui en fait l’aliment idéal pour les premiers jours de la vie. À moins d’un problème médical, le bébé n’a besoin d’aucune autre nourriture ou boisson. Des biberons supplémentaires risquent de l’encourager à ne plus se nourrir au sein, car téter au biberon nécessite moins d’efforts.

“Les bébés qui naissent à terme sont loin d’être aussi vulnérables qu’on le pensait et ils peuvent organiser leurs repas à leur convenance et à celle du corps de leur mère, si seulement on les laisse faire”, écrit Gabrielle Palmer dans Les secrets de l’allaitement maternel (angl.). Le principe directeur est celui de l’offre et de la demande : quand votre bébé demande à se nourrir (généralement en pleurant), vous offrez. Au début, il demandera toutes les deux ou trois heures. Vous devez faire téter votre bébé aux deux seins, chaque fois qu’il se nourrit. Pour la plupart des bébés, un repas complet dure de 20 à 40 minutes, bien que certains aiment prendre leur temps et font des pauses. Ces petits lambins peuvent prendre jusqu’à une heure pour finir leur repas. En principe, votre bébé s’alimente suffisamment s’il se nourrit au moins huit fois par 24 heures, si vous l’entendez déglutir et s’il mouille huit couches ou plus dans la journée après le cinquième jour.

Il n’est pas possible de mesurer la quantité de lait absorbé au sein par votre bébé, mais ne vous inquiétez pas, votre corps est conçu pour subvenir aux besoins de l’enfant, même si vous avez des jumeaux! Plus vous allaitez, plus vous produisez de lait. Si vous alternez le lait maternel avec d’autres aliments, votre bébé s’alimentera moins au sein, et vous-même produirez moins de lait.

Même si beaucoup de femmes l’ignorent, il est possible de continuer à allaiter au travail. Le Code du Travail prévoit même un aménagement horaire pour permettre à la salariée de donner le sein à son enfant.

4-     Maîtrisez la technique de l’allaitement

Lorsque vous allaitez, la façon dont vous tenez votre bébé au sein est des plus importantes ; aussi vous faut-il maîtriser cette technique. S’il est mal placé, le bébé risque de ne pas prendre assez de lait. Certains refusent même de se nourrir.

Un autre problème courant peut naître d’une mauvaise position : les mamelons se crevassent ou s’enflamment. Le Grand livre de l’allaitement maternel (angl.) déclare : “Un certain nombre de facteurs peuvent provoquer l’inflammation des mamelons, mais la façon dont le bébé ‘saisit’ le mamelon est un élément important, et cela dépend dans une large mesure de la position de sa tête par rapport au sein. Pour être dans une bonne position, votre bébé doit être tout près du sein, la tête droite, face au mamelon pour qu’il ne le tire pas de côté.”

Prévoyez des coussins pour vous soutenir. Beaucoup de femmes aiment la position dite « du berceau », mais à vous de trouver la position la plus confortable pour vous. Votre nourrisson et vous devez, dans tous les cas, être confortablement installés pour commencer la tétée. De manière idéale, les lèvres de l’enfant doivent former comme un joint sur le sein, au moins trois centimètres à l’arrière du mamelon. Vous voyez son oreille qui bouge au rythme d’une déglutition régulière. Vous saurez que la position est bonne si tout le corps de votre bébé est tourné vers vous, s’il tète longuement, s’il est détendu et heureux et si le mamelon ne vous fait pas souffrir.

Les tétées pouvant prendre un peu de temps, choisissez un endroit confortable pour allaiter. L’ambiance est très importante, surtout dans les premiers jours, lorsque vous essayez de vous accoutumer. Trouvez un endroit calme comme votre chambre ou votre salon s’il n’y a personne.

5-     Comprendre le sevrage

Après les quelques premières semaines, vous et votre bébé aurez appris à vous connaître et vous aurez probablement établi une habitude agréable. Pour les quatre à six mois suivants, votre bébé n’aura besoin d’autres aliments et boissons que votre lait. Passée cette période, il vous faudra introduire progressivement d’autres aliments tels que des légumes, des céréales ou des fruits mixés. Néanmoins, jusqu’à ce que votre bébé ait neuf ou dix mois, sa nourriture principale restera votre lait ; il est donc bon de toujours l’allaiter avant de lui donner de la nourriture solide.

Pendant combien de temps devriez-vous allaiter ? Aussi longtemps que possible, recommande l’OMS. Beaucoup de mères allaitent jusque dans la deuxième année, se souciant de leurs enfants et non du calendrier. Cependant, le retour au travail sonne souvent la fin de l’allaitement et la phase délicate du sevrage. Qu’il soit vécu comme une libération ou comme un déchirement, c’est souvent un cap difficile à passer. Commencez le sevrage au moins un mois avant la reprise de votre travail ; vous pourrez ainsi procéder en douceur. Remplacez d’abord une tétée par un biberon. Et augmenter petit à petit le nombre de biberons quotidiens. Votre lactation diminuera en conséquence. Gardez pour la fin la tétée du soir, la tétée câline pour votre bien-être à tous les deux. Habituez votre bébé à être nourri par un tiers : papa trouvera une place de choix !

Notez aussi qu’allaiter et donner le biberon ne sont pas forcément en opposition : il est possible de tirer le lait maternel avec un tire-lait et de le conserver pour le donner au biberon à un moment ultérieur (notamment quand la mère ne peut être présente pour une tétée). Il est possible aussi de procéder à un allaitement mixte, qui alterne lait maternel et lait infantile. Mais il est impossible de sevrer sans passer par les biberons.

Soyez patiente.

Certaines femmes s’adaptent facilement à l’allaitement, sans rencontrer de problème majeur. Mais beaucoup de nouvelles mamans ont du mal à prendre le pli – si vous vous sentez découragée, sachez donc que vous n’êtes pas la seule. Si vous avez envie de laisser tomber, parlez-en d’abord à votre médecin ou à d’autres femmes de votre entourage qui allaitent.

L’allaitement demande de l’entraînement. Donnez-vous tout le temps dont vous avez besoin pour y arriver. Cela peut être une question de jours, de semaines, ou même de tétées. Si vous n’y arrivez pas un jour, dites-vous que cela ira mieux le lendemain. Et ne perdez pas de vue que tous les problèmes que vous rencontrez ne sont sans doute que temporaires. 

ASTUCE : Maris, aidez votre femme

• Faites savoir à votre femme que vous êtes d’accord pour qu’elle allaite. Rassurez-la et soutenez-la tendrement.

• Aidez votre femme à se nourrir de façon équilibrée pendant la grossesse et la période d’allaitement. Concoctez-lui de bon repas, nutritifs.

• Veillez à ce qu’elle se repose suffisamment. Une femme exténuée aura sans doute des difficultés à produire assez de lait. En vous occupant des autres enfants et en participant aux tâches ménagères, vous diminuerez sa charge de travail.

• Si votre femme est détendue et heureuse, son lait coulera mieux. Rendez-la aussi heureuse que possible. Soyez à l’écoute de ses difficultés et aidez-la à les résoudre.

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